Perceuses de forte puissance : Guide pour comprendre le fonctionnement

materiel

La perceuse à forte puissance (entre 800 et 1000W) est concurrencée par le perforateur pour le béton vibré, sa percussion la rend compétitive pour la plupart des autres types de maçonnerie. Quant au bois ou au métal, elle reste incontournable pour les perçages importants et les utilisations fréquentes. Ceci, grâce à la présence quasi-généralisée de deux vitesses mécaniques, qui offrent des plages deux fois plus étendues et mieux étagées. Mais aussi grâce à “l’intelligence” de l’électronique interne qui gère en continu l’effort de perçage.

Vitesse et électronique

Outil indispensable du bricoleur, toutes les perceuses possèdent deux vitesses mécaniques couplées à un variateur électronique : les plages sont ainsi doublées. La variation électronique accommode la vitesse à chaque opération de perçage et la maintient à un niveau constant.

Le réglage de la vitesse

Une molette crantée placée au centre de la gâchette sélectionne la vitesse maximale. La gâchette agit ensuite comme un accélérateur : plus on appuie, plus la vitesse augmente pour se stabiliser sur celle choisie. Cela favorise les démarrages sans à-coups, le pointage d’un trou sans “riper”, le contrôle de la rapidité de pénétration ou les vissages en douceur.

Pour rendre le démarrage encore plus progressif, il est directement piloté par l’électronique sur les nouveaux modèles. Tout est pensé pour rendre le bricolage, simple et pratique.

Certaines ont une molette située au-dessus du carter ; d’autres sur le pontet protégeant la gâchette. Enfin certaines en sont dépourvue, le choix de la vitesse s’opère par un dosage plus savant de la pression sur la gâchette.

Sur toutes les machines, le blocage en marche continue s’effectue en verrouillant la gâchette avec un bouton-poussoir intégré dans la poignée : il suffit d’une simple impulsion sur la gâchette pour la libérer.

Le réglage du couple

En vissage-dévissage, le réglage du couple de serrage débraye automatiquement la rotation du mandrin au-delà d’une certaine résistance à l’avancée de la vis. Il limite l’enfoncement de cette dernière, selon sa taille et la nature du matériau, pour que sa tête affleure bien. Sur les autres modèles, il faut jouer de la gâchette, ce qui est évidemment moins commode.

Générateur d’impulsions intégré, certains systèmes créent un mouvement de rotation saccadée qui rend inutile le pointage du métal avant de percer. Il permet aussi de dévisser les vis récalcitrantes ou à tête endommagée, de percer des carreaux de faïence sans les éclater…

L’inversion de rotation

Primordiale pour les travaux de dévissage, cette fonction l’est aussi pour débloquer un foret, effectuer des travaux de polissage ou de tout autre nature.

Sur la plupart des modèles, l’inversion est commandée par un petit levier placé au-dessus de la gâchette.

A noter, sur l’ensemble des machines, cette manœuvre ne s’exécute qu’une fois la gâchette relâchée, afin de pas endommager le moteur.

Moins pratique est l’inversion par une tirette traversant la poignée de certaines machines, ou par le commutateur basculant situé sur le haut de la poignée. La vitesse de rotation à gauche, volontairement limitée, réduit leur fonctionnalité lorsqu’elles tournent dans ce sens.

La percussion

Le mécanisme de la percussion est identique sur tous nos modèles. Deux roues à rochets (ou dentelées) frottent l’une contre l’autre, pour créer la vibration transmise au foret.

Le rythme de frappes doit être très élevé (au moins 48 000/mn) pour les grands diamètres de perçage.

Grâce au système de percussion à clabots « haute densité » et à grand débattement, – dont elles sont presque toutes dotées de nos jours – les perceuses peuvent se contenter d’une cadence réduite à 32000 coups/mn dans les matériaux les plus durs… Et avec des vibrations largement atténuées.

Le mandrin

Le mandrin auto-serrant avec verrouillage de sûreté équipant toutes les perceuses de nos jours simplifie les changements d’outils. Souvent, il s’agit d’une bague tournant librement qui permet de maintenir la machine au plus près de la zone de travail.

Détail pratique, les mandrins se dévissent afin d’insérer directement un embout de vissage à six pans dans l’arbre moteur. Une seule main suffit donc à serrer le mandrin lors des changements d’outils.

La prise en main

Pour contrer sans fatigue et en toute sécurité les forces exercées en cours de perçage, la prise en main doit être ferme. Une poignée ergonomique et une large gâchette offrant plusieurs niveaux de préhension contribuent à cette fermeté.

Moulée dans le carter au-dessus de la poignée, une empreinte anatomique permet de caler sa main dans l’axe du perçage. Dans cette position, on atteint la gâchette seulement du bout des doigts.

Certaines perceuses exigent une bonne poigne pour les tenir ; les Bosch, la Makita et les Metabo sont souvent les plus maniables.

La construction par modules (percussion/boite/moteur) de certains modèles isole totalement la poignée arrière sur des tampons en caoutchouc et réduit fortement les vibrations. Certains modèles sont aussi dotés d’un système anti-vibrations, mais un peu moins efficace.

La poignée avant

Montée sur le collet à l’avant de la machine, elle améliore sa tenue et son contrôle, quelle que soit la position de travail. Le serrage du collier de la poignée se fait par l’intermédiaire d’une vis papillon sur certaines, plus simplement en vissant la poignée elle-même sur d’autres modèles.

2 thoughts on “Perceuses de forte puissance : Guide pour comprendre le fonctionnement

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